Alban Berg

Issu d’une famille de la bourgeoisie viennoise, Berg se passionne de bonne heure pour la poésie et la musique. Devenu en 1904 l’élève et très vite, l’ami d’Arnold Schoenberg, de dix ans son aîné, il va partager la double ambition de son maître de recueillir le meilleur de l’héritage allemand - de Bach à Brahms, Wagner et Mahler - et de renouveler dans le même temps un langage musical parvenu selon lui à épuisement. Ce qui aboutit, chez Schoenberg, à une évolution nécessaire de l’atonalisme au dodécaphonisme (utilisation des douze sons de la gamme) et à la musique sérielle, qui sera la marque de “l’école de Vienne” au début du XXe siècle, et chez Berg à un souci évident, dont témoignent toutes ses œuvres - les trois Pièces pour orchestre opus 6 (1914), l’opéra Wozzeck, son chef-d’œuvre (1924), le Concerto de chambre (1925), la Suite lyrique pour quatuor à cordes (1926), l’opéra Lulu (1929) et le Concerto pour violon “À la mémoire d’un Ange” (1935), pour ne citer que les plus marquantes - de concilier l’invention formelle et le pouvoir hautement expressif du discours musical. Berg meurt prématurément d’une septicémie le 24 décembre 1935.

SC